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mercredi 21 août 2019

Floraisons automnales ...


Et oui, déjà la fin août ...  pour changer des oiseaux, un peu de botanique.
Car la fin d'été est une belle période de floraison tardive pour nombre de végétaux en val d'Allier :


La Salicaire (à ne pas confondre avec la Salicorne)


Un Cyperus (carex) peut-être C. aureus (?)


Une camomille ...


Une renouée ...


La fameuse Jussie, invasive mais si belle !


Le Solidage


Et le Datura stramoine, forme mauve ...

Un pti balbu pour terminer ?


vendredi 9 août 2019

La FNSEA demande un nouveau barrage sur l'Allier ...

Source France Bleu : https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/secheresse-y-aura-t-il-un-second-barrage-sur-l-allier-a-naussac-1565178061

Dans le cadre de ses préoccupations environnementales, évidemment prioritaires à l'heure des enjeux climatiques que notre planète doit gérer, la FNSEA a réagi immédiatement à la nouvelle d'un arrêt de 24 heures - insupportable - des lâchers d'eau du barrage de Naussac (suite à un problème technique) en demandant la construction rapide d'un second barrage de très haute capacité sur l'Allier.
Je cite : "On sécurise absolument toutes les utilisations. Naussac est un barrage qui tient 191 millions de mètres cubes. Si on fait l'équivalant (sic), on est absolument certain d'avoir de l'eau potable, d'irriguer nos cultures et de pouvoir avoir toutes les utilisations maintenues quelque soit la période" estime Bertrand Nicolas, vice-président de l'ADIRA, l'Association pour le Développement de l'Irrigation en Auvergne".
Cette position courageuse et citoyenne, tout à fait lucide et clairvoyante vis à vis du réchauffement climatique et de la gestion de l'eau,  vise à promouvoir un maintien (voire mieux : une augmentation ?) de l'irrigation dans les décennies à venir. Les demandes écologiques de retenues d'eau collinaires vont tout à fait dans le même sens : les rivières n'ayant pas besoin d'eau (nous savons de source sûre - si on peut dire - qu'il y a de moins en moins de pêcheurs), autant garder l'eau en amont dans des retenues d'eau partout en Auvergne pour arroser le maïs.
Et vive l'arrosage en journée sous le soleil !





mardi 6 août 2019

Les populations de hérons en diminution en France ...

Vous serez intéressés par ce rapport de l'enquête nationale de 2014-2015 sur les hérons, publié récemment :

le lien : https://www.faune-france.org/index.php?m_id=1164&a=1842#FN1842

le résumé (site LPO France):
Le 10e Recensement National des colonies de Hérons arboricoles de France (7 espèces) a eu lieu au printemps 2014 (complété en 2015) grâce à un réseau réunissant plus de 1097 recenseurs appartenant à 152 organismes, coordonné par Loïc Marion. En voici le résumé, tiré de ce document :
L'effectif total atteint 58 886 nids (contre 66 074 nids en 2007) répartis dans 2605 colonies-espèces (contre 1960 en 2007).
Le Héron cendré est toujours de loin l’espèce la plus nombreuse mais baisse pour la première fois de 8 % par rapport à 2007 (29179 nids) malgré une forte augmentation du nombre de colonies (1677).
Le Héron pourpré chute de 14 % avec 2544 nids malgré là aussi une augmentation du nombre de colonies (220), mais l’effectif de la Dombes a de nouveau dû être grossièrement estimé à 250 nids dans 45 colonies en l’absence de recensement depuis 1994.
Le Bihoreau gris, lui aussi hivernant encore très largement en Afrique, baisse de 3 % (au lieu de 20% en 2007) avec 3285 nids dans un nombre de nouveau croissant de colonies (176).
De manière inattendue, le Héron garde-boeufs chute de 17 % à 11 777 nids malgré un nombre croissant de colonies (169 au lieu de 112), avec une chute conséquente sur la côte méditerranéenne et en Midi-Pyrénées, beaucoup moins sur la côte atlantique.
L’Aigrette garzette suit le même chemin avec une baisse de 18,9 % avec seulement 11 190 nids malgré l’augmentation du nombre de colonies (314 au lieu de 224).
Le Héron crabier ralentit nettement sa progression avec 603 couples (+3 % contre 108% en 2007) dans un nombre stable de colonie (17-22), concentrées essentiellement en Camargue.
La seule espèce dynamique est la Grande Aigrette, qui voit ses effectifs passer à 601 nids (+ 223 %) mais dans un nombre de colonies encore limité (25-28 au lieu de 14-15 en 2007), dont celle pionnière de Grand-Lieu reste la plus importante. L’espèce renforce son implantation en Loire- Atlantique, qui totalise 316 couples, et progresse nettement en Camargue avec 224 couples.

Pour télécharger le rapport complet, cliquer << ici >>

 

mardi 30 juillet 2019

Quelques oiseaux de l'été ...

Fin juillet, on pourrait se dire, pas grand chose à se mettre sous la dent, trop chaud, les oiseaux ne chantent plus ... Erreur !   Il faut choisir les matinées fraîches, et la liste peut s'allonger sur le carnet de notes (eh oui, je bosse au carnet/crayon, tellement plus pratique dans ce type de balade). Près de 75 espèces dans la matinée dans à peine plus d'un kilomètre carré !  

Malgré la sécheresse environnante, certains secteurs restent verdoyants : 




La rivière est "normale", mais les seuils de marnes glissantes sous la botte comme du savon, commencent à apparaître par endroits :






Et voici quelques oiseaux , non pas en images mais en sons ...

Chevalier aboyeur :



Chevalier culblanc :



Guêpier



Pouillot véloce :





Quelques images quand même ...




Les balbuzards vont bien : le jeune (à gauche) s'envolera vers 8h ...




Retour des grands groupes d'ardéidés : grandes aigrettes, héron gardeboeufs, cendrés, et aigrettes garzettes ...


 Sieste à 9h du matin ...



Le Chevreuil du matin, bien sûr



La butome ou Jonc fleuri, bien en fleurs ...


 La Douce-amère, cousine de notre pomme de terre ...


Et un jeune vanneau pour terminer ...

LISTE COMPLÈTE DES 73 ESPÈCES OBSERVÉES (et nombre d'individus)
 
Nom espèce Somme - Nombre
Aigrette garzette 20
Alouette lulu 1
Balbuzard pêcheur 2
Bécassine des marais 1
Bergeronnette grise 3
Bergeronnette printanière 2
Bernache du Canada 4
Bihoreau gris 5
Bruant des roseaux 1
Buse variable 2
Canard colvert 25
Chardonneret élégant 1
Chevalier aboyeur 1
Chevalier culblanc 12
Chevalier guignette 3
Chevalier sylvain 3
Corbeau freux 1
Corneille noire 10
Épervier d'Europe 1
Étourneau sansonnet 20
Faisan de Colchide 1
Faucon crécerelle 1
Faucon hobereau 1
Fauvette à tête noire 8
Fauvette des jardins 1
Fauvette grisette 3
Foulque macroule 2
Gallinule poule-d'eau 1
Geai des chênes 8
Goéland leucophée 1
Grand Cormoran 11
Grand Gravelot 1
Grande Aigrette 12
Grèbe castagneux 2
Grimpereau des jardins 1
Guêpier d'Europe 10
Héron cendré 7
Héron garde-boeufs 11
Hirondelle de fenêtre 20
Hirondelle de rivage 1
Hirondelle rustique 2
Hypolaïs polyglotte 12
Linotte mélodieuse 14
Loriot d'Europe 5
Martin-pêcheur d'Europe 3
Merle noir 3
Mésange à longue queue 5
Mésange bleue 3
Mésange boréale 0
Mésange charbonnière 1
Milan noir 3
Moineau domestique 10
Mouette rieuse 4
Oedicnème criard 6
Petit Gravelot 3
Pic épeiche 2
Pic épeichette 1
Pic mar 1
Pic noir 1
Pic vert 2
Pie bavarde 1
Pigeon ramier 9
Pinson des arbres 2
Pouillot véloce 30
Rossignol philomèle 6
Rougegorge familier 2
Sterne naine 2
Sterne pierregarin 5
Tarier pâtre 1
Tarin des aulnes 1
Tourterelle des bois 5
Tourterelle turque 1
Troglodyte mignon 2
Vanneau huppé 10
Total Résultat 379

FG

dimanche 21 juillet 2019

Vers un changement profond de régime fluvial ?

Juillet 2019: le débit de l'Allier se réduit à 20 mètres cubes d'eau par seconde dans la RNVA... Cette valeur de 20 m3 , très régulière est celle des débits d'étiages des sécheresses des autres années ... On peut traverser l'Allier en short à bien des endroits, comme en 1976...




Il paraît important de souligner que ce débit est assez artificiel, dans le sens où le barrage de Naussac au sud de la Haute-Loire assure certainement un débit réservé (pour les centrales nucléaires en aval notamment); ainsi Naussac relâche 10 m3 / s depuis fin juin :


Le régime hydraulique de l'Allier dans la RNVA est donc totalement artificiel: sans Naussac, il serait probablement quasi-nul (comme en 1976, vieux souvenirs, pas de Naussac, mais très peu de pompages à maïs) .  Et quand on pense que les associations de protection de l'environnement se sont battu il y a trente ans contre la construction de Naussac qui devait artificialiser le régime fluvial de l'Allier !  bien sûr c'était vrai ! La preuve est là ...

Mais sans Naussac l'Allier aurait l'aspect d'un oued d'Afrique du nord ?


 A l'époque, nous pensions que Naussac allait surtout écrêter les crues hivernales. En fait comme il n'y a presque plus de crues, c'est plutôt cette bizarre stabilité de l'étiage à 20 m3/s qui est la conséquence écologique la plus visible. 
Mme la Préfète de l'Allier a pris le 5 juillet 2019 un arrêté préfectoral pour limiter les usages de l'eau. Le val d'Allier est en VIGILANCE RENFORCÉE grâce à son débit réservé probablement (et non pas en crise ou en alerte comme d'autres secteurs du département). Voici un extrait du texte d'information préfectoral :

<< Le déficit de pluie sur le premier semestre 2019 est d’environ 50 % en moyenne sur le département selon les données de Météo-France. Les débits des cours d’eau sont très faibles pour la période, notamment sur le bassin de l’Andelot, de la Bouble et du Cher en amont de Chambonchard où ils sont passés sous le niveau de crise. Les débits sont aussi faibles sur le Sichon, la Besbre, la Sioule, le Cher en aval de Chambonchard, de l’Oeil et l’Aumance.

En application de l’arrêté cadre sécheresse, et après réunion du comité sécheresse ce jour, la Préfète de l’Allier a décidé de placer certains bassins en alerte et en crise :

  • Les bassins du Sichon, de la Besbre, de la Sioule, du Cher en aval de Chambonchard, et de l’Oeil et Aumance sont placés en alerte.

  • Les bassins de la Bouble et du Boublon, de l’Andelot et du Cher en amont de Chambonchard sont placés en crise.

Les autres bassins du département restent en vigilance renforcée.


Les mesures générales de restriction pour l’ensemble du département sont les suivantes :

  • Interdiction de 11 heures à 19 heures de l’arrosage des pelouses, espaces verts, terrains de sport et de golf, à l’exception des greens de golf et pistes de courses d’hippodromes ;
  • Interdiction du prélèvement par pompage ou prise d’eau pour le remplissage des plans d’eau de loisirs ;
  • Interdiction du remplissage des piscines privées ...
  • Interdiction du lavage des véhicules etc ...



Pour les bassins qui sont placés en alerte, les mesures suivantes complètent les mesures générales :

  • ../... Interdiction totale de l’arrosage des pelouses, espaces verts, terrains de sport et de golf, à l’exception des greens de golf et pistes de courses d’hippodromes.
  • Interdiction de 11 heures à 19 heures des prélèvements agricoles pour l’irrigation des cultures autres que maraîchères, légumières, florales et pépinières, des prélèvements pour le remplissage des plans d’eau destinés à l’irrigation agricole des cultures autres que maraîchères, légumières, florales et pépinières et des prélèvements effectués à partir de ces plans d’eau réalimentés.
  • L’irrigation des cultures à partir de prélèvements effectués dans des retenues alimentées par ruissellement et/ou par pompage en eaux souterraines profondes (déconnectée de la rivière et de la nappe alluviale) reste autorisée sans restriction horaire.

     Et donc dans le Val d'Allier, zone en vigilance renforcée, pas de restrictions ? Arrosage de jour sous le soleil brûlant ? En tout cas, constatons qu'on peut continuer de jouer au golf partout, en toute sérénité...


    Il est certain que nous assistons en direct à un basculement écologique profond, avec une modification des régimes hydrauliques de la rivière.  Et tout est conséquence de l'activité humaine : du réchauffement global, aux pratiques d'irrigation à outrance, et de soutien à l'étiage...

    Gravelots , sternes, guignettes, mais aussi toutes les espèces liées aux milieux plutôt humides de la RNVA sont ou seront probablement impactées à moyen ou long terme ...